NUMISMATIQUE provençale et du Sud / Est

Découvrez un monde fascinant

celui des monnaies et de leur histoire

Recherche sur l’utilisation de l’argent des mines alpines pour la frappe des monnaies de Massalia

Voici un courrier adressé à un spécialiste de ces monnaies, qui n’a malheureusement pu répondre à cette demande. Aussi tout lecteur de notre blog, membre ou non de notre fédération, pouvant apporter des informations sur cette recherche, sera le bienvenu.

Merci pour lui, mais également pour notre communauté, toujours friande de ce type d’information, qui illustre l’histoire monétaire de la région…

Je viens de me replonger dans votre Corpus des monnaies de Marseille et Provence dont j’ai eu le plaisir d’acquérir votre 300ème et dernier exemplaire que vous avez eu, en plus, la gentillesse de me dédicacer. Aussi je me permets de vous contacter pour savoir s’il vous serait possible de me communiquer des renseignements. On sait aujourd’hui que ces monnaies d’argent frappées à Massalia l’ont été sur du métal provenant des mines de plomb argentifère des Alpes. Certaines sont près de chez nous. Certaines sont tributaires d’une idée reçue que leur exploitation remonte au Moyen Âge mais nous connaissons des preuves de leur exploitation à l’époque romaine. Malheureusement nous ne disposons pas des renseignements qui existent pour les mines du Laurion qui ont produit par an 20 tonnes d’argent destinées au monnayage grec pendant plusieurs siècles. Je cherche à pouvoir évaluer, dans la mesure du possible, la quantité de ce métal utilisé dans les ateliers de Massalia. Existe-t-il, à votre connaissance, des textes qui parlent de cela, des volumes et quantités utilisées ou du nombre de monnaies frappées… ne fût-ce qu’à un moment donné ? … antiques ou récents ? Y a-t-il des études qui ont été faites sur ce sujet? Je n’ai pour le moment trouvé que quelques études publiées sur Persée avec des « liaisons de coins » mais je ne suis pas sûr, en l’état actuel, de pouvoir exploiter cela de manière cohérente ou vraisemblable. Je suis sensible aux liaisons de coins que j’ai étudiées à Glux en Glenne lors d’un stage d’étude fine sur les monnaies gauloises que m’avait offert le CNRS, sous la direction de Katherine Gruel. J’y ai eu l’immense privilège et bonheur d’y étudier en avant-première un trésor gaulois de statères Coriosolites de l’année dure de la guerre des Gaules que le Musée de Rennes venait de confier à Katherine.

Gilles Perdreau

Maison cantonnière

17 route du hameau de Saint Jean

04140 MONTCLAR 06 67 24 02 44 

gilles.perdreau826@orange.fr visible sur http://www.gillesperdreau.com et sur Facebook


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