Pour le Larousse
Ancienne province du midi de la France.

HISTOIRE
Sur la côte peuplée par les Ligures, les Phocéens, au VIe s. avant J.-C., fondent Massalia (Marseille) et introduisent la civilisation grecque. Aux IVe et IIIe s., les envahisseurs celtes se mêlent aux Ligures. Les conflits entre Celto-Ligures et Massaliotes favorisent l’intervention des Romains, alliés de Marseille, qui, entre 125 et 121, occupent tout le sud-est de la Gaule et en font la Provincia Romana (origine du mot Provence). Ils fondent Aix (123), Narbonne (118), écrasent à Aix les Teutons (102). La Provincia, appelée Narbonnaise à partir d’Auguste, est profondément romanisée. Ses villes sont prospères : les monuments antiques d’Orange, Arles, Nîmes, Fréjus en témoignent. Le christianisme s’implante assez tôt ; aux IVe-Ve s. après J.-C., la vie monastique est intense (Saint-Victor à Marseille, Lérins). Devant les menaces barbares, la Narbonnaise est partagée aux IIIe et IVe s. Arles devient une vraie métropole. À la fin du Ve s., la Provence est envahie par les Wisigoths, les Burgondes, les Ostrogoths, puis rattachée au royaume franc (537). Dévastée par Charles Martel pour avoir bien accueilli les Arabes, elle est en déclin sous les Carolingiens. Attribuée à Lothaire au traité de Verdun (843), elle forme un royaume (bientôt appelé royaume d’Arles), périodiquement réuni à la Bourgogne. Des princes carolingiens, puis une dynastie comtale s’y succèdent, non sans luttes. Le pays souffre des raids des pirates sarrasins, qui se maintiennent de 889 environ à 973 dans leur base de La Garde-Freinet. En 1032, le royaume d’Arles passe théoriquement à l’empereur germanique. Mais le pouvoir réel appartient à la hiérarchie féodale, dominée par la dynastie comtale, puis par les comtes de Barcelone (1112-1246), qui établissent une autorité centralisée. Les villes, enrichies par le commerce du Levant, s’émancipent (établissement des consulats) et sont des foyers de civilisation. En 1246, la Provence passe par mariage à la maison d’Anjou, qui se maintiendra jusqu’en 1481. Le XIVe s. est néfaste pour la Provence.
La vente d’Avignon, en 1348, au pape (qui y est installé comme hôte depuis 1309) amoindrit le royaume. La peste de 1347-1348 le dépeuple ; les grandes compagnies le ravagent. Le commerce du Levant périclite. La maison d’Anjou s’acharne à garder la possession de Naples, ce qui ruine ses finances. Sous le roi René (1434-1480), la Provence se relève. Louis XI règle le conflit entre les héritiers du roi en soutenant Charles du Maine, qui meurt dès 1481 en léguant la Provence à la France. La politique d’assimilation des rois de France réduit l’autonomie des Provençaux. Néanmoins, ceux-ci se montrent loyaux quand les Impériaux envahissent le pays (1524 et 1536). Le XVIe s. est marqué par la répression impitoyable de l’hérésie vaudoise à Cabrières et Mérindol (1545), puis par les guerres de Religion, qui dégénèrent à la fin en une lutte entre les ligueurs de Marseille et le gouverneur royal. Au XVIIe s., les réformes de Richelieu et Mazarin, menaçant les privilèges du parlement d’Aix, sont l’occasion d’une Fronde parlementaire (1650-1652). La dernière révolte de Marseille est matée seulement en 1660. Au XVIIIe s., le pays souffre de la peste de 1720 et des rapides invasions autrichiennes de 1707 et 1746. En 1731, la principauté d’Orange est annexée à la France.
pour Wikipedia
La Provence (prononcé [pʁɔ.vɑ̃s] dans une large partie de la France, [pʁo.ˈvãⁿ.sə] en français de Provence; Provença/Prouvènço [pʀu.ˈvɛⁿ.sɔ] en occitan provençal, de l’ancien provençal Provensa, dérivant du latin provincia, « province« ) est une région historique et culturelle ainsi qu’un ancien État indépendant puis associé à la France. Elle correspond à l’actuelle région Provence-Alpes-Côte d’Azur et au sud de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Comme pour tout territoire disposant d’institutions politiques, les délimitations géographiques de la Provence ont évolué avec le temps. Elle est délimitée au sud par la mer Méditerranée, à l’ouest par le Rhône, au nord par la Drôme provençale, Grignan, le Tricastin, Saint-Paul-Trois-Châteaux et Nyons et à l’est par les frontières alpines de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les évolutions géographiques de la Provence ont pour effet de la réduire essentiellement aux actuels départements des Bouches-du-Rhône, du Var, des Alpes-de-Haute-Provence et à quelques communes des Alpes-Maritimes, du Vaucluse et des Hautes-Alpes.
Dans son dictionnaire Lou Tresor dou Felibrige (1878), Frédéric Mistral définit les limites de la Provence comme suit : « pays de France borné à l’Orient par les Alpes, au Midi par la Méditerranée, à l’occident par le Rhône et au Nord par une ligne qui peut aller d’Embrun à Saint-Paul-Trois-Châteaux. Nice et Monaco en font partie, Aix en est la capitale ».
La Provence, de son origine jusqu’à son territoire actuel, a compris tout ou partie des entités suivantes :
- le comté de Provence ;
- le marquisat de Provence (Drôme et Vaucluse)
- le comté de Nice ;
- le Dauphiné (Hautes-Alpes) ;
- le Comtat Venaissin ;
- la principauté d’Orange ;
- les communes de Tende et de La Brigue ;
- les bailliages de Demonte et de la vallée de Sture ;
- la principauté de Monaco.
Les langues de la Provence étaient le latin pour les actes administratifs et religieux et l’ancien occitan, qui sont remplacés par le provençal (variante de l’occitan). Depuis le XXe siècle, le français est couramment employé sur l’ensemble du territoire, mais le provençal subsiste encore par le biais d’associations et de locuteurs natifs.
Pour nous “FGNP”:
Si le cœur de notre fédération est la Provence telle que décrite officiellement, nous avons vocation à embrasser l’ensemble de la partie sud-est de notre beau pays. Allant de la frontières suisse et Italienne au nord et à l’est, à l’Espagne au sud pour son arc méditérranéen. Ainsi ceux qui veulent nous rejoindre dans ces limites le pourront. Dans l’interêt de l’histoire numismatique de cette région, lieu d’échange et de partage…



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